En vue de permettre la réalisation des objectifs de la Convention,
l’année 2004 a été l’année des études préalables, destinées à préciser
la faisabilité et les possibilités du projet.
La plus lourde a été l’étude de compréhension historique et sanitaire
du site. Une équipe regroupant architectes du patrimoine,
archéologues et historiens s’est penchée sur la question des modalités
de l’occupation réelle des lieux de 1939 à 1942, cherchant à spécifier
les zones ayant servi à l’internement, leurs fonctions exactes,
l’évolution de celles-ci au cours des trois ans et demie d’activité du
camp. La recherche d’inscriptions et de peintures murales fut également
l’un des objectifs de ce vaste chantier ( ).
Parallèlement, d’autres études ont porté sur le bâtiment lui-même,
presque centenaire. Un sondage de structure a été effectué qui a permis
de constater la solidité de la structure et de localiser précisément
les zones requérant un travail de renforcement. Une autre étude portant
sur la localisation d’éventuelles traces de pollution sur le site s’est
révélée rassurante.
Enfin, une étude du potentiel de fréquentation du futur site a été
confiée à un laboratoire spécialisé de l’Université d’Avignon ( ).
D’autres travaux ont été engagés par des groupes de travail ad hoc, sur
le contenu des volets historique et réflexif, sur les aspects
juridiques, sur les budgets prévisionnels d’investissement et de
fonctionnement.
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