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Camp des Milles : un mémorial pour l'avenir
Histoire du camp - L’internement
 
Les citations qui suivent sont extraites de l’ouvrage d’André Fontaine, Un camp de concentration à Aix-en-Provence ? Le camp d’étrangers des Milles, 1939-1943, Edisud, Cahors, 1989.

 

 

« En novembre 1941 je fus transféré en même temps que le virtuose Meyerowitz au camp des Milles.
L’hygiène y était précaire : on ne disposait que d’un demi litre d’eau pour se laver. La nourriture était très insuffisante. Il régnait un marché noir éhonté …
Grâce à mon assiduité presque quotidienne à la messe, je pouvais acheter un pain avant de rentrer, ce qui m’empêchait de mourir de faim. »

Témoignage d’Edwin Maria Landau

 

 

« Le tout était un étrange kaléidoscope d’un rassemblement de 2 000 personnes qui craignaient pour leur vie. Théâtre… conférences (Max Ernst, Wachsmann)… Les œuvres des artistes étaient plus ou moins volées par les officiers qui accordaient en échange des privilèges. »
Témoignage de Peter Lipman-Wulf

   

« Trois mois à Dachau en 1938… Les Milles. Les fours sont moins froids que le dortoir (…) barbelés devant la tuilerie (…) deux soldats patrouillent en permanence. Des ficelles remplacent leurs lacets de chaussure (…) la tranchée latrine est si étroite qu’en se tenant à une perche on fait dans la culotte de ceux qui se trouvent derrière soit. »
Témoignage de Rudolph Kollmann

 

« L’écrivain Walter Hasenclever s’est suicidé à côté de moi (aux Milles) »
Témoignage de Henry Joske

 

« (Châlits) avec un sac de paille (…) la cuisine (peu de ressemblance avec la fameuse cuisine française, des os sans viande comme hors d’œuvre et rien après… »
Témoignage de Frank A. Sanders

 

 

 
 
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