Août-septembre 1942, les déportations du Camp des Milles...
Les citations qui suivent sont extraites de l’ouvrage d’André Fontaine, Un camp de concentration à Aix-en-Provence ? Le camp d’étrangers des Milles, 1939-1943, Edisud, Cahors, 1989.
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« Le 26 août 1942 à 5 heures du matin, plusieurs policiers feront irruption (...). Une jeune réfugiée polonaise se jeta par la fenêtre...
Le pasteur protestant (Manen), garantissant l’authenticité de mon certificat de baptême, a obtenu des autorités du camp que mon nom fût rayé de la liste des déportables (...). Au matin, la cour était vide, le train était toujours là (...). On nous donna l’ordre de descendre. Un homme botté, vêtu de noir, qui ressemblait étrangement à un SS... Je crois, le chef de la police (...) de Marseille (...) une espèce de cravache à la main avec laquelle il désigna certaines femmes (...). Je réussis à m’évader. »
Témoignage d’Elisabeth Steinitz, réfugiée à Marseille
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« Nous étions environ une dizaine de filles et garçons entre 15 et 18 ans que l’OSE a cachés le soir sur le toit du camp jusqu’après le départ du train. Nous avons aussi été aidés par des soeurs de N-D de Sion. »
Témoignage de Dieta Gallet
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« 1939 Dachau. Antibes... Les Milles... déportation après avoir été dépouillés de nos biens par les [Gardes mobiles de réserve]... Le voyage dura de huit à dix jours à travers l’Allemagne, véritable torture (...). A notre arrivée en Haute Silésie, il y avait trois morts. Auschwitz... Gross-Rosen, quarante cinq mois de camp. »
Témoignage d’Oscar Lusting
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« ... Je n’avais que 13 ans... Nous avons été arrêté dans le train par la milice et emmenés au camp des Milles où une grande foule nous avait déjà devancés... Nous étions couchés sur des paillasses par terre. Les poutres de la salle étaient couvertes de punaises qui nous attaquaient la nuit... Un jour, mon père, accompagné d’un milicien, est venu m’embrasser pour la dernière fois... Il me semble que la maladie a empêché mes parents de s’évader par un tunnel. »
Témoignage de Félicie Awerbuch
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« Arrêté à la gare Saint-Charles le 26 août 1942, deux gendarmes en bicyclettes... Misérable pitance, saleté, puces, punaises (...) détournements de nourriture... on déchire les visas américains. Les déportés chargés à coups de crosse de fusil (...) sauvé grâce à un télégramme de son fils légionnaire. »
Prof. Simon (Yad Vashem).
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